Du haut de la terrasse blanche, la ville écrasée
par la chaleur s'étale devant
lui. Il n'est en Égypte que depuis quelques heures, mais déjà
il ressent le
poids du soleil sur ses épaules. Rentrant dans la chambre climatisée
de
l'hôtel, il ferme soigneusement la fenêtre pour échapper
à l'ambiance torride
et quitte ses vêtements humides pour s'étendre sur son lit.
Un étrange
sentiment d'excitation monte en lui, et il laisse sa main droite, comme
douée
d'une volonté propre, descendre lentement sur son entrecuisse alors
que la
gauche effleure avec sensualité son torse musclé. Sa main
droite masse
maintenant la longue barre qui vient de s'éveiller dans son boxer
noir,
soulignant les moindres coutures, faisant courir des frissons de plaisir
le
long de sa colonne vertébrale grâce à la sensation
de ses doigts sur le tissu
fin et sur ce qu'il cache avec de plus en plus de difficulté. Mais
le voyage a
été épuisant, et le décalage horaire se fait
sentir, et doucement, sa main
parcourant toujours la zone érogène de son entrecuisse,
ses yeux se ferment,
amenant sur son visage un doux sourire qui en dit long sur le contenu
de ses
rêves.
Mais après quelques minutes de repos, quelqu'un tape à
la porte de sa chambre.
Passant rapidement son jeans pour dissimuler une érection tenace,
il va ouvrir
la porte et se trouve face à son professeur d'archéologie.
- "Mr Kean? Que se passe-t-il?"
- "Je viens d'être appelé par un collègue de
l'Université Royale du Caire. Je suis désolé Peter,
mais nous devrons remettre la découverte de la ville à un
autre soir. Mais je m'en voudrais de te laisser seul. Je te confie aux
bons
soins de Jay, le fils de l'ami qui m'a appelé."
S'écartant légèrement de l'embrasure de la porte,
le professeur laisse
apparaître un jeune homme de 18 ou 19 ans, au visage bronzé
encadré par des
mèches brunes ou ressortaient deux éclats de ciel bleu.
Il arbore un large
sourire révélant une dentition parfaite. Peter se sentit
immédiatement pris
sous le charme de son nouveau guide, et lui retourna son plus beau sourire,
sensuel et enjoliveur.
- "Bien. Je crois que vous allez vous entendre. Je vous laisse
donc. Nous nous reverrons sûrement demain au petit déjeuner
Peter. Amusez-vous."
Le professeur était en train de partir lorsqu'il se retourna et
lança avec un
clin d'oeil:
- "Sans faire n'importe quoi s'entend!"
Même après qu'il eut disparu au coin du couloir parcouru
par un petit air frais
bienvenu, les deux garçons se faisaient toujours face sans rien
dire. Enfin
Peter sembla sortir de sa contemplation fort peu discrète, et tendit
la main à
son nouveau camarade en se présentant:
- "Salut... Jay, c'est ça?"
- "Oui, Jay Colins. Tu es l'élève du professeur Kean..."
Proférer de telles évidences les fit sourire, ce qui tissa
immédiatement entre
eux des liens de connivence. Peter fit entrer le garçon dans sa
chambre, et
s'assit sur le lit tandis que Jay se mettait à la fenêtre
pour regarder la
ville.
- "Parfait. Le soleil va se coucher dans une petite demi-heure.
Nous pourrons enfin sortir."
- "Tu ne sors pas de la journée?" demanda Peter.
- "Maintenant si, mais ça fait plus de deux ans que je vis
ici avec mon père. Je ne pense pas que tu tiendrais longtemps le
coup sous un soleil comme celui que
nous avons ici. Les touristes préfèrent de loin sortir la
nuit au Caire. C'est
pour ça que la ville est presque plus active à partir du
crépuscule."
Les deux garçons discutèrent un moment de leurs passions,
puis de leurs pays
respectifs:
- "Mon père tombe toujours dans les excès: nous habitions
le Nord de l'Angleterre, à Newcastle, où il pleuvait 360
jours par an les bonnes années,
et maintenant, l'Égypte où le soleil ne quitte jamais le
ciel!"
Ils se regardèrent en riant, sentant que quelque chose se nouait
entre eux,
mais Jay mit fin à cet instant par trop sensuel en se levant d'un
bond, et en
déclarant que l'heure était venue de sortir.
- "Mais tu ne peux pas sortir comme çà." constata
le jeune homme en détaillant Peter. "Le soleil s'est peut
être couché, et la chaleur sera supportable, mais
pas pour toi si tu portes un jeans et un t-shirt genre expédition
Antarctique!"
La grimace de son ami était éloquente, et Jay résolut
de prendre son copain en
main. Tous deux se retrouvèrent bien vite dans les rues surchauffées
du Caire,
entourés d'une population hétéroclite qui se bousculait
et criait à tue-tête.
Ils se frayèrent tant bien que mal un passage vers le centre de
la ville, si
tant est qu'il put en exister un, et, poussant et tirant, se dégagèrent
de la
cohue. Peter poussa un petit cri, et Jay se retourna pour lui demander
ce qui
se passait.
- "On vient de me mettre la main au..."
- "Ça prouve que quelqu'un t'aime bien. Allez, ne traînons
pas."
Enfin ils débouchèrent dans les rues marchandes où
des échoppes diverses
étaient encore ouvertes et regorgeaient de marchandises hétéroclites
qui
jetaient des touches de couleur dans la ville autrement terne, recouverte
d'un
voile de poussière qui couvrait façades et chaussées,
laissant parfois à peine
deviner les peintures recouvertes. Jay ne laissa pas Peter s'émerveiller
trop
longtemps devant la ville qu'il découvrait, et le fit pénétrer
dans une
boutique de vêtements. Le conduisant à travers les rayonnages,
il choisissait
pour le jeune homme un tas de vêtements divers, que Peter se retrouva
en train
d'essayer en un rien de temps. Devant la cabine, si Peter tout à
son habillage
avait levé les yeux, il aurait vu Jay le dévorer des yeux,
dans lesquels
dansait justement une flamme aussi éloignée de l'amitié
que la lune l'était du
soleil. Retirant son t-shirt effectivement trempé, Peter dévoila
un corps bien
fait.
Jay ne perdait pas une goutte du spectacle, c'était le cas de
le dire
puisqu'il observait les perles de sueur dévalant la forte pente
des pectoraux
saillants, et continuant leur route sur les abdominaux sans conteste travaillés
dans une salle de sport. Puis, quand vint le tour d'essayer les pantalons,
Jay
serra les jambes afin de cacher à Peter la bosse qui déformait
ostensiblement
la fine toile de son short, peu approprié pour masquer une telle
bandaison.
Mais Peter ne remarquait rien, en faisant descendre son jeans le long
de ses
cuisses musclées, et au contraire de sa poitrine imberbe, recouvertes
d'une
toison blonde du plus bel effet. Le regard enfiévré de Jay
s'attarda sur le
boxer noir apparemment fort bien rempli, et lorsque Peter se retourna
pour
mesurer dans la glace au fond de la cabine l'élégance de
sa tenue, Jay eu des
vapeurs à fixer les deux globes fermes de son ami. Il remit de
l'ordre dans ses
pensées en secouant des mèches brunes, afin de chasser des
images trop
suggestives tandis que Peter se tournait vers lui à nouveau pour
lui dire qu'il
avait fait son choix. Jay ne pouvait qu'approuver le choix de la chemise
largement ouverte, d'une fine toile rouge très seyante, et du bermuda
de tissu
noir qui mettait certes plus en valeur qu'il ne cachait. D'ailleurs, Jay
prit
bien soin de rester derrière son ami, pouvant ainsi observer à
loisir le petit
cul rebondi se trémousser langoureusement sans que Peter se doute
le moins du
monde de ce qui se passait.
Après avoir achevé leurs emplettes, les deux garçons
se dirigèrent un peu au
hasard dans les rues bondées, Jay racontant ce qu'il savait des
endroits où ils
passaient. Cette ville était l'une des plus anciennes du monde,
et chacun des
bâtiments ou presque possédait sa propre histoire. Leur balade
dura un bon
moment, et ils sentaient presque la fraîcheur, lorsqu'ils débouchèrent
sur les
jardins de la Tour du Caire. Lorsqu'il s'en rendit compte, Jay hésita
entre
faire demi-tour et continuer dans les allées sombres. Le bruit
du Nil entourant
cette île naturelle rattachée au reste de la ville par de
nombreuses
passerelles ouvragées donnait à cet endroit une impression
de fraîcheur et de
paix, les pelouses protégées par les ramures tombantes invitaient
le promeneur
à se poser et écouter le chant des étoiles. Rien
ne laissait supposer ce qui
s'y déroulait véritablement, excepté de légers
bruits dans le fond du parc,
dans les bosquets les plus épais. Jay allait retenir Peter, mais
celui-ci était
déjà trop près. Déjà les ténèbres
de la nuit laissaient apparaître des formes
plus claires. Peter venait de s'arrêter au milieu du petit sentier
et
regardait fixement un couple allongé sous les frondaisons d'un
saule. Les deux
hommes nus étaient en train, sans équivoque possible, de
se livrer totalement
l'un à l'autre. La scène qui se passait à trois ou
quatre mètres de Peter le
paralysait. En voyant la bouche du premier se coller avidement au bas-ventre
de
son amant, Peter frissonna. Mais objectivement, il ne ressentait aucun
dégoût.
Juste de la surprise, et, il devait bien s'avouer qu'il sentait monter
en lui
un plaisir indicible à observer le couple peu discret dans ses
ébats. Mais Jay
l'avait rejoint et il se détourna rapidement, espérant que
la nuit masquerait
la rougeur de ses joues.
- "Je suis désolé Peter. Je n'avais pas remarqué
que nous nous dirigions vers le parc."
- "C'est... un endroit connu?"
- "Disons que dans la culture orientale, ce genre de rapports est
beaucoup mieux toléré que chez nous. Mais pas au grand jour."
- "Donc ils viennent ici."
- "Choqué?"
- "Moi?... Non. Mais j'aimerais partir."
Jay, qui n'avait effectivement pas vu la rougeur des joues de son compagnon,
s'interrogeait pour savoir que penser de la réaction de son ami.
Rien n'était
plus ambigu, alors qu'il avait inconsciemment conduit Peter ici pour savoir
de
quel côté penchaient ses goûts. Il en était
pour ses frais!
De retour dans l'agitation de la villes, les deux amis ne se parlèrent
plus.
Peter semblait perdu dans ses pensées. Et Jay le regardait à
la dérobée, se
posant lui aussi beaucoup de questions. Finalement, les deux garçons
s'arrêtèrent à la terrasse d'un café. Durant
un long moment, ils gardèrent
leurs yeux plongés dans leurs boissons, sans rien oser dire. Puis,
relevant les
yeux, Jay se rendit compte que Peter le détaillait sans vergogne,
se repaissant
du visage de son ami comme un fauve en quête de nourriture, déjà
tout fixé sur
sa proie. Surpris en pleine action, il détourna honteusement les
yeux, alors
qu'à la faveur d'une pièce tombée Jay se penchait
sous la table et constatait
l'état d'excitation passablement avancé dans lequel se trouvait
Peter, au vu de
la bosse déformant son mince short. Mais leurs esprits encombrés
d'a priori ne
leur permettaient pas de percevoir les invitations mutuelles. Même
un signe
aussi évident que la déformation du short de son camarade
ne convainquit pas
Jay. Pourtant, leur destin se nouait par devant eux. Un marchand ambulant,
pas
plus âgé que les deux garçons, passa dans les travées
pour proposer aux
nombreux touristes des babioles rappelant un voyage en Égypte.
Parmi les
diverses pyramides de toutes tailles, les Sphinx modèles réduits
ou les flacons
de sable du désert, Peter remarqua une fine dague ouvragée,
représentant les
corps étroitement entrelacés d'un homme et d'une femme à
tête de chat. L'arme,
dédiée aux sacrifices pour jeter des charmes d'amour, leurs
précisa le vendeur,
plut immédiatement à Peter qui la fixa longuement, comme
envoûté. Alors qu'il
allait lever les yeux de l'objet pour payer le vendeur, il se rendit compte
que
celui-ci avait disparu, et Jay lui dit qu'il n'avait pas fait attention.
Quelques secondes plus tard, il n'y pensait plus tandis que Jay lui demandait
en riant à qui il voulait jeter un charme d'amour.
- "Qui sait, je trouverais peut être quelqu'un avant la fin
de la soirée!" répondit Peter laissant son ami mi-figue,
mi-raisin." Allez, montre moi un
endroit animé, j'ai envie de bouger!"
- "Tu ne trouves pas la ville assez animée?" s'étonna
Jay ahuri en regardant le foule toujours aussi dense qui arpentait les
rues effectivement bondées.
- "Je ne trouve pas ça très animé non. On devrait
bien pouvoir trouver une boîte où s'amuser!"
Jay suivi son camarade, de plus en plus surpris. Le professeur lui avait
dit
que son élève était assez timide, voire renfermé,
et que ça lui ferait du bien
de sortir avec quelqu'un de son âge. C'était bien la première
fois que Jay
voyait un changement pareil. Peter s'était vite débarrassé
de sa timidité, et
Jay ne savait pas s'il devait vraiment s'en féliciter.
Ils repérèrent la boîte de nuit à la foule
de jeunes amassés devant l'entrée. À
l'intérieur, on pouvait respirer une forte odeur de tabac, des
odeurs plus
volatiles d'alcools parfumés émanant des verres aux couleurs
bariolées
circulant dans les mains, mais aussi une odeur plus forte, une odeur
d'excitation qui ressemblait beaucoup à celle d'hormones mâles
en
effervescence. La partie réservée aux consommateurs surplombait
les pistes de
danse multiples, aussi Jay et Peter passèrent-ils un moment à
regarder en
silence les danseurs se trémousser sur la piste face à eux.
La boîte était
essentiellement occupée par des garçons, et seules quelques
silhouettes
pouvaient être identifiées comme des femmes. À croire
que la nuit appartenait
aux hommes!
Jay se rendit aux WC. Face aux toilettes turques, il entendait des gémissements
de plaisir dans les cabines voisines. Il se disait que certains s'en donnaient
à coeur joie, et lorsqu'il sortit, il tomba nez à nez avec
deux hommes dans les
bras l'un de l'autre. Il les évita en souriant, les laissant à
leur occupation,
et pénétra dans la salle bondée. Il chercha la table
des yeux un instant et
découvrit que Peter était en compagnie d'un jeune homme
particulièrement
séduisant. Il se dirigea vers la table en bousculant toute personne
sur son
chemin, une étincelle étrange dans les yeux.
En attendant Jay, Peter continua de regarder la salle. Il suivit des
yeux un
serveur un instant, avant de replonger dans ses pensées. Étrangement,
il se
sentait plus sûr de lui-même depuis qu'il avait acheté
la dague. Et repensait
sans cesse à la visite au parc. Est-ce que Jay ne l'avait pas conduit
exprès
là-bas?... Mais non!
Il découvrit le sourire que lui adressait un jeune homme en face
de lui,
sûrement la vingtaine, et se surprit à lui répondre.
Décidément, il ne se
reconnaissait pas! Après quelques instants, le jeune homme s'approcha
de la
table:
- "Un aussi beau garçon resterait seul à sa table?
Décidément, les filles n'ont plus aucun goût de nos
jours!"
- "Peut-être pas... Qui vous dit que je ne suis pas accompagné?"
- "Rien. J'en avais peut être simplement envie. Puis-je m'asseoir?"
- "Non... Je veux dire, je voudrais bien, mais mon ami va revenir."
- "Ton ami? C'est intéressant. Ne t'inquiète pas,
je ne te mangerai pas... du moins... pas tout de suite!"
- "Et bien alors, pourquoi pas."
Peter se demandait encore pourquoi il avait accepté que cet inconnu
s'asseye à
sa table lorsque Jay revint. Ce n'était pas du tout son genre de
faire des
avances de cette façon! Mais pourtant, il sentit un sentiment de
satisfaction
naître en lui lorsqu'il vit le visage de Jay. Décidément,
c'était une drôle de
soirée. Quand Jay fut assis, Peter lui présenta Alexander,
un jeune architecte
s'occupant de travaux d'urbanisation du centre du Caire pour remplacer
les
bâtiments vétustes.
- "Très intéressant," répondit un Jay
pas du tout convaincu. "Bien, je crois qu'il va falloir y aller Peter."
- "Ne joue pas les rabat-joie. Nous n'allons pas laissez Alexander
si tôt!"
- "Restez, c'est moi qui paie la tournée."
Jay avait visiblement de plus en plus de mal à supporter Alexander,
au grand
plaisir de Peter, que son regard avait déjà envoyé
ad patrès une bonne centaine
de fois. Il aurait volontiers étranglé le bel "Alex"
qui était en train de
draguer ouvertement Peter, qui semblait ravi de la situation. Une fois
le Don
Juan de service parti chercher des boissons, Jay regarda intensément
Peter
avant de lui demander ce qui lui avait pris d'inviter le bellâtre
à leur table.
- "Pourquoi, ça te dérange?"
- "Oui, énormément," répondit Jay qui
avait haussé la voix.
- "Et on peut savoir pourquoi?" demanda Peter qui s'énervait
lui aussi.
Il n'avait pas fini sa phrase que Jay avait déjà collé
ses lèvres aux siennes.
Peter, un instant décontenancé passa ses bras autour des
épaules de Jay et
s'abandonna à la langue qui fouillait sa propre bouche. Quand Jay
retira ses
lèvres, Peter se sentit, durant un instant, complètement
perdu, et trouva prise
dans le regard de son ami, bientôt amant. Ils se levèrent
d'un commun accord,
alors qu'Alexander refaisait son apparition. Peter lui lança un
regard plein de
malice en lui lançant un "salut" enjoué, laissant
le séducteur comme deux
ronds de flanc, bouche bée avec ses deux verres à la main.
Dehors, dans la ville ayant enfin pu s'endormir dans une fraîcheur
éphémère, la
foule s'était dispersée. Jay tenait par la main un Peter
écroulé de rire au
souvenir de la tête d'Alex. Jay mit fin à cette crise par
un long baiser où
deux langues jouèrent un ballet endiablé, mélangeant
les deux salives dans un
eucharistie beaucoup trop sensuelle.
Ils prirent leur temps, jouant de l'atmosphère électrique,
pour ne pas dire
sexuelle, qui régnait entre eux. Ils profitaient de ces instant
sensuels pour
regarder les étoiles, mais dans la main, et profiter de l'air presque
frais.
Dans une rue proche de leur hôtel, ils s'arrêtèrent,
et s'enlacèrent
tendrement, Peter dos au mur, les mains passées autour des épaules
de Jay, qui
découvrait pour la première fois sous le t-shirt de son
ami la douceur brûlante
de la peau que des mains n'avaient encore jamais effleurées. Ils
jouèrent de
leurs corps un long moment, trop conscient que ce qui se déroulerait
après,
dans la nervosité du premier contact, ne leur laisserait peut être
pas le temps
de savourer aussi longtemps la complicité amoureuse qui venait
de se créer.
Effectivement, sitôt la porte refermée, ils se jetèrent
l'un sur l'autre,
affamés de chair et d'amour. Peter avait retiré sa chemise,
et Jay s'attaquait
maintenant au short, à genoux, baissant lentement le tissu qui
le séparait de
l'objet désiré. Enfin il tomba à terre, révélant
la bosse monumentale qui
tendait le boxer noir. Une tâche sentant le sperme frais ne laissait
aucun
doute sur l'excitation de Peter, qui augmenta encore lorsque Jay entreprit
de
lécher consciencieusement le rempart de tissu imprégné
de l'odeur intime qui
faisait bouillir ses hormones. Peter gémissait de plus en plus
fort, et dos au
mur se caressait lentement son corps, effleurant son torse musclé,
pinçant la
pointe sensible de ses seins dressés. Pendant ce temps, à
l'aide de ses dents,
Jay venait de descendre le caleçon qui libéra la queue trop
comprimée. Jay leva
la tête pour sourire à Peter, un peu crispé, puis
replongea dans l'entrecuisse.
Peter sentit d'abord l'haleine chaude contre son sexe, puis le bout d'une
langue venant effleurer son gland. Jay avait l'eau à la bouche,
à regarder ce
beau gourdin de chair non circoncise, qui battait devant sa bouche. Sans
plus
attendre, Jay tira la langue pour laper les bourses poilues contenant
deux
oeufs de beau calibre, avant de les engloutir successivement, à
défaut de
pourvoir les gober toutes les deux. Sa langue remonta et vint flatter
la
colonne turgescente. Il se gavait de l'odeur de cette bite tendue pour
lui, et
après ces hors d'oeuvres, passa au plat de résistance en
engloutissant le sexe
tendu à en être douloureux. Peter avait posé ses mains
sur la tête avançant et
reculant en rythme, affolé par la sensation de la caverne chaude
autour de son
membre. Au creux de ses cuisses, Jay le sentit venir et accélérant
la cadence
attendait la venue de la délivrance. Le corps de Peter se tendit
à se rompre,
et dans la gorge de Jay se déversaient les chutes du Niagara, les
giclées
successives de foutre arrosant ses amygdales. Jay, les lèvres toujours
serrées
autour de la queue, n'en perdait pas une goutte, avalant le nectar de
son ami.
Peter, ivre d'amour, se laissa glisser contre le mur, et Jay vint partager
avec
lui dans un long baiser la semence offerte. Toujours en douceur, Jay conduisit
Peter sur le lit. Encore vêtu de son jeans cachant mal sa queue,
il se frotta au
corps chaud couvert d'une pellicule fine de transpiration odorante. Il
fit
glisser son pantalon, révélant immédiatement sa queue
libre de tout
sous-vêtement, et caressa doucement le corps de Peter. Arrivé
aux hanches
fermes, il mit Peter sur le dos et laissa sa langue découvrir lentement
sa
nuque tandis que son index s'enfonçait délicatement dans
le sphincter
contracté. D'un mouvement patient mais inexorable, Jay agrandit
le muscle
jusqu'à pouvoir passer son majeur, vite suivi d'un troisième
doigt qui acheva
de dilater le petit cul encore vierge. Peter laissait échapper
de petits cris
de douleur tandis que Jay forçait de ses doigts son trou intact.
Enfin Jay
jugea que Peter était assez ouvert. Il approcha alors son sexe,
chuchotant ses
recommandations à l'oreille de Peter:
- "Ne te retiens pas. Quand tu sentiras que c'est un peu douloureux,
pousse un bon coup."
Enfin Peter sentit le membre dressé de Jay à l'orée
de son cul, et se crispa un
peu quand le gland se posa dans son sillon. Il sentit ensuite la poussée
puissante, et étouffa un cri de douleur. Il poussa de toutes ses
forces, les
larmes aux yeux, et sentit la bite s'enfoncer d'un coup en lui. À
la douleur
succéda alors la satisfaction de se sentir comblé par la
présence dans son
ventre. Les cris qu'il laissait échapper n'étaient plus
que de la jouissance
de sentir le piston de chair aller et venir en lui. Un jus chaud inondait
le
haut de ses cuisses, et facilitait la pénétration qui lui
semblait, à son grand
ravissement, de plus en plus profonde. Jay allait et venait, et après
avoir
comblé Peter par sa présence sentit lui aussi sa jouissance
monter, son membre
de plus en plus serré par les muqueuses du petit cul qui avait
cessé d'être
vierge. Dans un cri de délivrance, il libéra sa crème
qui jaillit dans les
profondeurs de Peter, qui lui aussi, une main crispée sur sa queue,
venait de
lâcher une nouvelle fois des flots de sperme sur les draps.
Jay s'écroula aux côtés de son amant, et le serra
contre lui en l'embrassant,
heureux d'avoir été le premier. Il savait que Peter lui
rendrait bientôt la
pareille, et il sentait sa bite se tendre à nouveau au contact
du corps chaud
contre le sien.
Peter avait posé sa tête sur la poitrine de Jay, et venait
de fermer les yeux,
épuisés par ces jouissances nouvelles. Jay allait l'imiter
lorsqu'un éclat
d'argent attira son attention. Sur la table de chevet reposait l'étrange
dague.
Mais Jay ne la reconnaissait pas. Soudain, il comprit. Le manche ne
représentait plus un homme et une femme enlacés, mais bien
deux mâles, dont
l'un d'eux était sans aucun doute possible le jeune homme endormi!
La tête
pleine de questions, Jay ferma les yeux, se laissant aller contre le corps
délicieux lové contre lui.
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